En bref
- La recharge gratuite sur le lieu de travail est évaluée à 0 € d’avantage en nature dans le régime dérogatoire applicable jusqu’au 31 décembre 2027.
- Une borne de recharge installée au domicile d’un salarié suit un traitement différent selon qu’elle est reprise ou non à la fin du contrat de travail.
- Un véhicule électrique de fonction mis à disposition depuis le 1er février 2025 peut ouvrir droit à un abattement de 70 % plafonné à 4 641,60 € en 2026, sous conditions.
- Le prix du matériel, des travaux, de la supervision et du raccordement doit être inscrit séparément dans l’immobilisation comptable.
- Une installation professionnelle demande une étude de puissance, une protection dédiée et un installateur disposant de la qualification IRVE adaptée.
Recharge des salariés sur le lieu de travail et avantage en nature
La borne de recharge installée sur le parking d’une entreprise répond à deux usages qui ne doivent pas être mélangés. Le premier concerne la flotte professionnelle. Le second concerne les salariés qui viennent avec leur propre véhicule électrique ou hybride rechargeable. Dans les deux cas, l’employeur doit traiter le sujet à la fois comme un chantier électrique et comme une prestation accordée au personnel.
Le Bulletin officiel de la sécurité sociale prévoit un régime favorable pour la recharge réalisée sur le lieu de travail. Jusqu’au 31 décembre 2027, l’avantage résultant de l’utilisation d’une borne installée dans les locaux de l’entreprise est évalué à zéro euro. Cette règle s’applique lorsque la borne alimente le véhicule de société comme lorsqu’elle alimente le véhicule personnel du salarié. L’électricité fournie n’a alors pas à être réintégrée sur le bulletin de paie comme avantage en nature.
Ce traitement social favorable ne dispense pas l’entreprise d’organiser l’accès. Une borne ouverte à tous les collaborateurs sans suivi peut saturer dès les premières semaines. Une borne de 7,4 kW délivre environ 35 à 45 kWh sur une journée de travail, selon la durée de branchement et la puissance réellement acceptée par le véhicule. Cette quantité couvre souvent les trajets domicile-travail d’une journée, mais elle ne permet pas de recharger sans limite plusieurs voitures successivement.
Un accès encadré évite les erreurs de paie et les conflits d’usage
La bonne méthode consiste à prévoir une charte de recharge ou une note de service. Le document doit indiquer les horaires d’accès, les personnes autorisées, les règles de stationnement et le principe de rotation. Il doit aussi préciser si la recharge est gratuite, plafonnée ou facturée. Une borne avec badge RFID ou application de supervision permet de relever les sessions sans collecter de données inutiles sur les salariés.
La gratuité de la recharge n’est pas une obligation patronale. C’est un choix parmi les avantages salariés liés à la mobilité. Une entreprise peut laisser la charge gratuite sur son site, limiter le nombre de kilowattheures par mois ou établir un prix interne. Si une facturation est mise en place, elle doit être lisible. Le prix du kWh, les éventuels frais de stationnement et les conditions d’accès doivent être connus avant la première session.
Le sujet prend de l’ampleur. Une étude Xerfi publiée en janvier 2026 indique que 68 % des entreprises françaises envisagent l’installation d’un point de charge. Cette intention ne signifie pas que toutes doivent commander une borne immédiatement. Elle montre surtout que les parkings deviennent un poste à anticiper dans les budgets immobiliers, RH et flotte.
| Situation de recharge | Traitement de l’avantage en nature | Point de contrôle |
|---|---|---|
| Borne sur le lieu de travail | Évaluation à 0 € jusqu’au 31 décembre 2027 selon le régime dérogatoire | Conserver la facture, la charte d’usage et les relevés de supervision |
| Électricité prise en charge au domicile pour un véhicule personnel | Montant susceptible d’entrer dans l’assiette des cotisations | Distinguer l’électricité des frais liés à la borne |
| Véhicule électrique de fonction | Règles spécifiques d’évaluation de l’avantage en nature | Vérifier la date de mise à disposition et l’éco-score |
La fiscalité n’autorise pas à négliger la technique. Une borne professionnelle doit être alimentée par un circuit dédié, protégé au tableau électrique et dimensionné après calcul de la puissance disponible. Une rangée de quatre bornes 7,4 kW peut appeler près de 30 kW si elle charge à plein régime. Sans pilotage dynamique, le dépassement de puissance souscrite peut couper l’alimentation générale du site.
Le gestionnaire doit demander un relevé de puissance, le schéma de raccordement et le numéro de qualification IRVE de l’intervenant. Pour comparer les professionnels, la vérification d’un installateur IRVE agréé repose d’abord sur une qualification valide et adaptée à la puissance prévue. Un avis client ou une promesse de pose rapide ne remplace pas ce document.
Véhicule électrique de fonction, abattement et taxation avantage
La mise à disposition d’un véhicule de fonction utilisable à titre privé constitue un avantage en nature. Cette règle reste valable pour un véhicule électrique. L’employeur doit donc l’évaluer, l’intégrer à la rémunération soumise à cotisations et le faire apparaître selon les règles de paie applicables. Le fait que le véhicule ne consomme pas d’essence ne fait pas disparaître le principe.
Un régime dérogatoire réduit toutefois l’évaluation lorsque certaines conditions sont réunies. Pour les véhicules exclusivement électriques mis à disposition à compter du 1er février 2025, l’abattement atteint 70 % de la valeur de l’avantage, dans la limite de 4 641,60 € par an en 2026. Il s’applique au véhicule qui respecte le score environnemental ouvrant droit au bonus écologique à la date de sa mise à disposition. La liste des modèles éligibles évolue par arrêtés. Il faut donc contrôler le modèle concerné dans la liste en vigueur, et non se fier à sa seule motorisation électrique.
Les véhicules remis avant cette date suivent un cadre moins favorable. L’abattement demeure de 50 % et son plafond annuel est de 2 026,30 € pour 2026. Le service paie doit identifier la date exacte de mise à disposition. Une commande passée en 2024 et une livraison intervenue en 2025 ne produisent pas automatiquement le même résultat. La date retenue est celle à laquelle le salarié peut réellement utiliser le véhicule.
Les frais d’électricité ne suivent pas le même calcul que le véhicule
Dans le régime applicable aux véhicules électriques, les frais d’électricité payés par l’employeur pour la recharge ne sont pas retenus dans l’évaluation de l’avantage du véhicule. Cette règle ne transforme pas toutes les dépenses de mobilité en exonération. Elle concerne l’électricité utilisée pour charger le véhicule électrique concerné. Une indemnité forfaitaire versée au salarié sans justificatif, par exemple, doit être examinée avec beaucoup plus de prudence par l’expert-comptable.
Les véhicules hybrides rechargeables sont exclus de l’abattement réservé aux véhicules fonctionnant exclusivement à l’électricité. Leurs modalités d’évaluation suivent le régime habituel des véhicules de fonction. Cette distinction doit apparaître dans la politique automobile de l’entreprise, surtout lorsqu’un parc associe voitures électriques, hybrides et véhicules thermiques.
La taxation avantage doit aussi être séparée de la TVA et de l’amortissement de l’entreprise. Le montant inscrit sur la fiche de paie sert à traiter l’avantage reçu par le salarié. Il ne correspond ni au coût réel de la borne de recharge ni au prix d’achat du véhicule. Ces trois sujets sont liés dans le budget global, mais ils relèvent de calculs différents.
Un véhicule électrique éligible au régime dérogatoire ne dispense pas de contrôler son éco-score et sa date de mise à disposition. C’est souvent là que se produit l’erreur de paie.
La recharge au travail complète ce dispositif. Le salarié peut brancher le véhicule de fonction ou son véhicule personnel sur le site sans création d’avantage en nature évalué, dans les limites du régime en vigueur. Cette possibilité constitue un levier de mobilité utile dans les zones où le stationnement résidentiel ne permet pas d’installer une borne à domicile.
Les calculs exacts relèvent du service paie ou de l’expert-comptable. Le BOSS et les textes URSSAF donnent la règle générale, mais le mode d’acquisition du véhicule, l’existence d’une location, les frais inclus et la date de remise modifient l’évaluation. L’entreprise doit archiver le contrat de location ou la facture d’achat, la date de remise, le modèle précis et les justificatifs relatifs à l’éco-score.
Une politique automobile lisible évite de présenter la recharge comme une rémunération déguisée. Elle distingue la voiture de fonction, la voiture de service, le véhicule personnel du salarié et le véhicule de flotte. Cette séparation permet d’appliquer le bon traitement social à chaque usage.
Borne de recharge au domicile des salariés et régime social
Une borne de recharge au domicile d’un salarié demande un traitement plus précis que celle posée sur le parking de l’entreprise. Le matériel est installé dans un logement privé, sur une installation électrique qui n’appartient généralement pas à l’employeur. Il faut donc prévoir le financement, la propriété de l’équipement, l’accès pour la maintenance et la fin du contrat de travail avant de signer le devis.
Le régime dérogatoire prévu jusqu’au 31 décembre 2027 distingue clairement deux situations. Lorsque l’employeur met la borne à disposition et la récupère à la rupture du contrat, aucun avantage en nature n’est évalué pour le salarié. Cette reprise doit être prévue par écrit. Elle suppose aussi que l’installation puisse être déposée sans laisser une arrivée électrique inachevée ou un tableau dégradé.
Lorsque la borne reste définitivement au domicile, sa prise en charge constitue un avantage en nature. Pour une borne de moins de cinq ans, cet avantage est évalué à 50 % des dépenses réellement engagées, avec un plafond de 1 057,10 € en 2026. Pour une borne de plus de cinq ans, l’évaluation est ramenée à 25 % des dépenses réelles, ce qui revient à un abattement de 75 %, dans la limite de 1 585,50 €.
Le devis doit séparer matériel, pose et frais d’usage
La facture ne doit pas se limiter à une ligne globale intitulée « borne installée ». Elle doit isoler la wallbox, le câble, les protections au tableau, le cheminement, le dispositif de pilotage, la main-d’œuvre et les travaux annexes. Cette présentation aide le comptable à calculer l’avantage en nature et permet au salarié de comprendre ce qui lui est laissé lorsqu’il conserve l’équipement.
Le coût constaté en 2026 pour une wallbox 7,4 kW installée dans une maison individuelle se situe généralement entre 1 200 et 2 000 € TTC, après visite technique et hors travaux lourds de raccordement. Ce prix peut augmenter si le tableau est éloigné du garage, si la puissance souscrite doit évoluer ou si une tranchée extérieure est nécessaire. Dans un immeuble, le budget ne peut pas être comparé à celui d’une maison, car le raccordement collectif et l’autorisation de copropriété changent entièrement le chantier.
Les frais d’utilisation autres que l’électricité, comme certains coûts de maintenance ou d’abonnement technique, bénéficient d’un traitement social favorable à hauteur de 50 % des dépenses réelles selon les règles du BOSS. L’électricité payée au domicile pour recharger le véhicule personnel du salarié suit une autre logique. Cette prise en charge peut constituer un élément soumis à cotisations. Elle doit être validée avant remboursement par le cabinet comptable ou le gestionnaire de paie.
Le choix d’une borne 7,4 kW suffit dans beaucoup de maisons individuelles pour un véhicule présent toute la nuit. Une borne 11 kW exige une alimentation triphasée et un véhicule compatible avec cette puissance. Une borne 22 kW ne se justifie pas automatiquement parce que son étiquette paraît plus performante. Le véhicule, l’abonnement électrique et les besoins quotidiens déterminent le bon matériel.
- La puissance disponible au compteur et la puissance souscrite.
- La distance entre le tableau électrique et le point de charge.
- Le schéma de terre et les protections dédiées prévues.
- Le niveau de qualification IRVE exigé pour le matériel retenu.
- La clause de restitution ou de transfert de propriété de la borne.
Une installation domestique financée par l’employeur ne doit pas être bricolée à partir d’une prise existante. La NF C 15-100 impose un circuit dédié pour la recharge. L’installateur IRVE vérifie la section des conducteurs, la protection différentielle, le disjoncteur et la prise de terre. Une prise renforcée peut correspondre à un besoin ponctuel, mais elle ne remplace pas une wallbox lorsque les charges sont fréquentes et que le véhicule reste branché plusieurs heures.
Le salarié doit aussi vérifier les règles de son assurance habitation et, s’il est locataire, obtenir l’accord nécessaire pour les travaux. La responsabilité de l’entreprise ne supprime pas les contraintes physiques du logement. Une visite technique préalable reste nécessaire avant de promettre un prix ou une puissance de recharge.
Fiscalité de l’entreprise, immobilisation et déduction fiscale des bornes
Pour l’entreprise, une borne de recharge est d’abord un équipement. Son acquisition et son installation peuvent être inscrites en immobilisation lorsque leur nature et leur montant le justifient. Le matériel, les travaux de pose et certains frais directement nécessaires à la mise en service entrent alors dans la valeur immobilisée. L’amortissement réduit progressivement le résultat imposable selon la durée retenue par l’entreprise et validée par son conseil comptable.
Cette logique ne doit pas être confondue avec un crédit d’impôt personnel. Le crédit d’impôt pour système de charge concerne les particuliers dans leur résidence principale ou secondaire sous conditions. Une société qui équipe son parking ne doit pas inscrire ce crédit d’impôt dans son plan de financement comme s’il s’appliquait automatiquement. La déduction fiscale professionnelle passe principalement par les règles de charge, d’amortissement et, le cas échéant, par les aides effectivement obtenues.
TVA, aides et factures doivent rester cohérentes
La récupération de TVA dépend de la nature précise de la dépense et de son affectation à une activité soumise à TVA. Elle ne peut pas être annoncée comme un droit systématique parce que l’entreprise possède une borne. Les règles diffèrent entre l’électricité, le véhicule, la location, la revente de recharge et les prestations de service. Le comptable doit contrôler le dossier avant déclaration, avec les factures nominatives et le détail des usages professionnels.
Les aides locales et régionales peuvent compléter le financement, mais leurs barèmes changent selon le territoire et selon la date de dépôt. Certaines exigent une borne accessible à des visiteurs, d’autres ciblent les flottes, les copropriétés ou les parkings ouverts au public. Une aide annoncée jusqu’à 50 % du coût ne constitue jamais une somme acquise avant l’accord écrit de l’organisme. Les conditions de cumul avec les autres dispositifs doivent être vérifiées avant le lancement des travaux.
Le programme Advenir peut également intervenir dans certains projets professionnels, notamment selon la catégorie de bénéficiaire, le type de parking et le caractère privé ou ouvert au public du point de charge. Les plafonds et taux évoluent. Consultez les règles applicables à la date de dépôt et rassemblez les pièces demandées avant de commander. Les démarches liées aux aides pour borne de recharge doivent précéder la signature lorsque le dispositif l’exige.
Le coût installé constaté en 2026 pour une borne murale 7,4 kW en entreprise se situe fréquemment autour de 1 500 € HT par point sur une installation simple, hors extension importante du réseau. Pour une borne 22 kW, l’enveloppe courante se rapproche de 3 200 € HT. Une borne sur pied avec lecteur RFID, supervision et accès visiteurs peut dépasser 5 500 € HT. Ces chiffres restent indicatifs, car le génie civil, la distance au tableau, le pilotage de charge et le renforcement du réseau modifient fortement la facture.
Une entreprise qui achète plusieurs bornes doit raisonner en coût global. Le matériel ne représente pas toujours la part principale. Le passage de câbles, les tranchées, la création d’un tableau divisionnaire, la signalisation au sol et l’abonnement de supervision pèsent parfois davantage que la borne elle-même. La possibilité de produire une part de l’énergie renouvelable sur site, grâce au photovoltaïque par exemple, peut alimenter la réflexion, mais elle ne dispense pas d’un pilotage électrique adapté.
La durée d’amortissement, la TVA, la qualification des dépenses et les déclarations d’aides sont des sujets comptables. Un installateur peut détailler le chantier et remettre les attestations techniques. Il ne remplace ni l’expert-comptable ni l’administration fiscale pour déterminer le traitement propre à l’entreprise.
La facture doit rester archivée avec le devis accepté, l’attestation IRVE, les éventuelles aides perçues, les documents de mise en service et le contrat de maintenance. En cas de contrôle fiscal ou de demande de l’assureur, un dossier complet vaut mieux qu’une reconstitution tardive des travaux.
Obligations, normes IRVE et choix d’une borne pour les salariés
La fiscalité ne rend pas une installation conforme par elle-même. Pour un parking d’entreprise, il faut examiner le bâtiment, le nombre d’emplacements, la puissance disponible et l’évolution probable de la flotte. Les obligations de pré-équipement et de points de charge dépendent de la date de construction, de la nature du bâtiment et de l’ampleur d’une rénovation. Les règles prévues par le Code de la construction et de l’habitation doivent être vérifiées projet par projet.
Pour les bâtiments tertiaires neufs, le cadre prévoit notamment un point de recharge pour dix places de stationnement, avec des exigences de pré-équipement. Les parkings existants suivent d’autres échéances et seuils. Le décret n° 2023-901 du 15 décembre 2023 doit être lu avec les textes du Code de la construction applicables au site concerné. Une lecture simplifiée du type « plus de vingt places égale vingt pour cent de bornes immédiatement posées » conduit souvent à surdimensionner ou à mal programmer les travaux.
La puissance doit suivre l’usage réel du parking
Une borne 7,4 kW en monophasé correspond généralement à la recharge d’un véhicule resté plusieurs heures sur le site. Elle convient à un parking de salariés où les véhicules stationnent du matin au soir. Une borne 11 kW ou 22 kW en triphasé peut répondre à une rotation plus rapide, à des véhicules utilitaires compatibles ou à une flotte qui doit repartir entre deux tournées. La puissance annoncée par la borne n’est utile que si le véhicule l’accepte et si le réseau du bâtiment peut la fournir.
La norme NF EN IEC 61851-1 encadre les systèmes de charge conductive des véhicules électriques. Côté installation, la NF C 15-100 impose des dispositions particulières pour les infrastructures de recharge. Le chantier doit comprendre un circuit dédié, une protection différentielle compatible, une protection contre les surintensités et une prise de terre contrôlée. La norme NFC 18-510 concerne, elle, la prévention du risque électrique lors des opérations.
La qualification IRVE est structurée par niveaux. Le niveau 1 couvre les installations jusqu’à 22 kW sans configuration complexe de communication. Le niveau 2 vise notamment les bornes communicantes et la supervision. Le niveau 3 concerne les installations de recharge à haute puissance en courant continu. Pour un parking de salariés équipé de bornes pilotées par badge, une qualification IRVE niveau 2 est souvent la référence à demander. Le devis doit mentionner le niveau détenu et son numéro de qualification.
La supervision est utile dès que plusieurs points de charge partagent une puissance limitée. Elle permet de répartir l’énergie entre les véhicules, d’éviter les pointes et de produire un relevé de consommation. Ce relevé sert à la gestion interne, au suivi des avantages salariés et à la refacturation éventuelle. Il doit être paramétré dans le respect des données personnelles des utilisateurs.
Avant de retenir une offre, comparez la puissance retenue, le mode de délestage, les protections incluses, la durée de garantie, le coût de maintenance et la réactivité du service après-vente. Une borne qui fonctionne correctement le jour de la réception mais dont le système de supervision n’est plus suivi deux ans plus tard devient un équipement difficile à exploiter. Les points à vérifier dans la garantie et le SAV d’une borne de recharge doivent figurer dans la comparaison des devis.
Un devis sérieux ne promet pas un prix définitif avant d’avoir vérifié le tableau, la puissance souscrite et le cheminement des câbles. Il décrit le matériel, les références des protections, les travaux de raccordement, les réglages de pilotage et la qualification IRVE. Le contrôle de ces éléments est plus utile que la recherche d’une puissance maximale affichée sur une brochure.
La recharge gratuite au travail est-elle un avantage en nature pour le salarié ?
Jusqu’au 31 décembre 2027, l’utilisation d’une borne installée sur le lieu de travail est évaluée à 0 euro au titre de l’avantage en nature, y compris pour un véhicule personnel, selon le régime dérogatoire en vigueur. L’entreprise doit toutefois encadrer l’accès et conserver les justificatifs de l’installation.
Une borne installée au domicile du salarié est-elle exonérée ?
Si l’employeur récupère la borne à la fin du contrat de travail, aucun avantage en nature n’est évalué dans le régime applicable jusqu’en 2027. Si le salarié conserve la borne, une évaluation partielle s’applique selon l’âge de l’équipement et les plafonds annuels en vigueur.
Quel abattement s’applique à un véhicule électrique de fonction en 2026 ?
Pour un véhicule exclusivement électrique mis à disposition depuis le 1er février 2025 et respectant le critère d’éco-score requis, l’abattement est de 70 % dans la limite de 4 641,60 euros par an en 2026. Les hybrides rechargeables ne bénéficient pas de ce régime.
Quel niveau de qualification IRVE demander pour des bornes salariés communicantes ?
Une installation de bornes communicantes avec supervision, badges ou pilotage de charge demande généralement une qualification IRVE niveau 2. Le niveau exact doit être cohérent avec la solution prévue et apparaître sur le devis de l’installateur.
