En bref
- La Smart #5 change nettement d’échelle avec un gabarit de grand SUV électrique et une batterie annoncée à 100 kWh bruts, dont 94 kWh utilisables sur les versions à grande capacité.
- Les estimations publiées en août 2025 placent son autonomie mixte autour de 590 km en été et 432 km en hiver, selon un protocole indicatif distinct de l’homologation constructeur.
- Son architecture 800 V et sa recharge rapide en courant continu visent les longs parcours, mais la recharge à domicile reste le point à préparer avant la livraison.
- Une wallbox de 7,4 kW répond à la plupart des usages en maison individuelle. La charge à 22 kW demande une alimentation triphasée réellement disponible et correctement dimensionnée.
- Le prix affiché à partir de 56 100 € TTC, constaté pour une version commercialisée le 1er juin 2025, ne comprend ni l’installation d’une borne ni les éventuelles évolutions tarifaires intervenues depuis.
Smart #5 : dimensions, design compact et positionnement technique du SUV électrique
La Smart #5 ne reprend pas le format urbain qui a fait connaître la marque. Cette voiture électrique se place dans la catégorie des SUV familiaux, avec une carrosserie haute, une batterie de grande capacité et une habitabilité pensée pour les trajets quotidiens comme pour les départs chargés. Le terme design compact peut donc prêter à confusion. Il décrit davantage le traitement visuel de lignes assez nettes et de volumes arrondis qu’un véhicule réellement compact à garer.
Cette évolution a une conséquence directe pour le propriétaire. Une Smart #5 n’occupe pas la même place qu’une citadine sur l’allée d’une maison, dans un garage ancien ou sur une place de copropriété. Avant de choisir la borne, il faut mesurer la distance entre le tableau électrique, le stationnement et le point où se trouve la trappe de recharge. Un câble de cinq mètres ne compense pas un emplacement mal pensé. L’installation doit éviter qu’un câble traverse un passage piétonnier ou une porte de garage.
Le véhicule repose sur une base technique développée dans l’environnement industriel de Smart et Geely. Cela se traduit par une ambition plus élevée sur la batterie, la puissance de charge et la technologie embarquée que sur les anciennes Smart thermiques ou électriques. La contrepartie est simple : plus la batterie embarquée est grande, plus l’installation résidentielle doit être cohérente avec le kilométrage réalisé. Acheter une borne de forte puissance pour ne parcourir que 30 km par jour ne réduit pas mécaniquement la facture d’usage.
Le tarif de départ relevé au 13 août 2025 s’établissait à 56 100 € TTC hors éventuels bonus ou malus pour la version concernée par cette fiche. Ce montant situe la Smart #5 face à des SUV électriques familiaux mieux connus, mais il ne renseigne pas sur le coût réel d’équipement à domicile. Pour une maison individuelle, une wallbox 7,4 kW posée avec une ligne dédiée coûte couramment entre 900 et 1 500 € TTC installation comprise, selon les prix observés en 2026, lorsque le tableau est proche et que le cheminement est simple. Une tranchée extérieure, un tableau saturé ou une montée de puissance de l’abonnement font varier le devis.
Il faut séparer le prix de la voiture de celui du chantier. Une borne fournie par un constructeur ou vendue avec le véhicule ne comprend pas toujours la protection différentielle, le câble d’alimentation, les percements, les fixations, la mise à jour du tableau et la réception de l’installation. Un devis propre détaille le matériel, le calibre de la protection, la section du câble, les mètres de cheminement et la puissance prévue. Une ligne écrite simplement comme « pose borne » ne permet pas de contrôler le travail annoncé.
Le gabarit d’un SUV électrique introduit aussi un sujet de charge mécanique. En parking collectif, la borne doit être placée hors de la zone d’ouverture de porte, protégée des chocs si elle est fixée sur un poteau, et suffisamment accessible pour brancher sans tirer sur la prise. Dans une maison, un coffret installé trop bas près d’une descente d’eau ou derrière un portail motorisé complique l’usage dès les premières semaines. La visite technique sert précisément à relever ces contraintes physiques, pas seulement à choisir une couleur de wallbox.
Les caractéristiques de la Smart #5 montrent que le véhicule vise une clientèle qui recharge fréquemment. Une batterie de 94 kWh utiles peut absorber une grande quantité d’énergie sur une nuit, mais elle ne réclame pas systématiquement une borne de 22 kW. Avec une recharge programmée, une puissance de 7,4 kW restitue déjà autour de 50 kWh en sept heures, hors pertes et modulation éventuelle. Cela correspond à une récupération suffisante pour un usage courant, même sur un modèle plus lourd qu’une compacte électrique.
La décision utile consiste donc à faire correspondre le stationnement, le tableau et l’usage réel du SUV. Le véhicule est moderne, mais le chantier reste soumis à des règles de passage de câble, de protection et de puissance disponibles.

Analyse technique de la batterie Smart #5 et de la recharge en courant alternatif
La donnée qui structure toute l’analyse technique de la Smart #5 est sa batterie de grande capacité. La fiche consultée en août 2025 indique 100 kWh bruts et 94 kWh utilisables. La différence entre ces deux chiffres n’est pas un détail de présentation. La capacité brute correspond à l’énergie physiquement contenue dans le pack, tandis que la capacité utilisable représente la plage que la voiture autorise réellement pour la conduite et la recharge quotidienne.
Cette réserve protège la batterie contre les niveaux de charge extrêmes. Elle explique aussi pourquoi un calcul fait uniquement avec la valeur de 100 kWh donne une autonomie théorique un peu trop généreuse. Pour estimer l’usage, il faut partir des 94 kWh disponibles, puis retirer les pertes liées au chargeur embarqué, aux câbles et aux auxiliaires. À domicile, une recharge n’est jamais transformée intégralement en énergie stockée dans la batterie.
La Smart #5 est associée à une architecture électrique de 800 V sur ses versions à grande batterie. Cette tension élevée sert surtout à réduire l’intensité nécessaire pour obtenir une forte puissance sur une borne rapide compatible. Sur autoroute, le bénéfice se mesure au temps passé sur une station de recharge en courant continu. À la maison, l’architecture 800 V ne transforme pas une arrivée monophasée en réseau plus puissant. La borne communique avec le véhicule, mais c’est le chargeur embarqué qui fixe la puissance effectivement acceptée en courant alternatif.
| Configuration de recharge | Puissance utile | Temps théorique pour 94 kWh | Usage adapté |
|---|---|---|---|
| Prise domestique renforcée | Environ 3,2 kW | Plus de 30 heures | Dépannage ou faible kilométrage |
| Wallbox monophasée | 7,4 kW | Environ 13 heures | Maison individuelle et recharge nocturne |
| Wallbox triphasée | 11 kW | Environ 9 heures | Foyer avec arrivée triphasée disponible |
| Wallbox triphasée | 22 kW | Environ 5 heures | Usage intensif si le véhicule et le réseau l’acceptent |
Ces temps restent théoriques. Ils supposent une puissance stable, une batterie dans une plage de température favorable et une charge menée de bas niveau à plein niveau. Dans la réalité, le rendement de charge et la régulation électronique ajoutent une marge. Une Smart #5 qui rentre avec 45 % de batterie n’a pas besoin de récupérer 94 kWh. Pour un foyer parcourant 60 km par jour, l’énergie à remettre peut rester proche de 14 à 18 kWh selon la saison et le type de trajet.
La wallbox de 7,4 kW est alimentée en monophasé sous 32 A. Elle demande un circuit dédié, calculé en fonction de la longueur et du mode de pose du câble. Une ligne de cette puissance ne se branche pas sur une prise existante du garage. La norme NF C 15-100, partie 7-722, encadre les circuits destinés à la recharge des véhicules électriques. Elle impose notamment une protection adaptée, un dispositif différentiel et une installation conçue pour un usage prolongé à forte intensité.
La charge à 22 kW a souvent un effet d’affichage sur un devis. Elle suppose une alimentation triphasée capable de fournir 32 A sur chaque phase, soit une puissance souscrite et une répartition des usages à vérifier. Un logement chauffé électriquement, équipé d’un ballon d’eau chaude, d’une plaque à induction et d’une pompe à chaleur peut déjà solliciter fortement son branchement. Sans étude de charge, une borne 22 kW peut provoquer des déclenchements ou imposer un abonnement plus coûteux.
La solution raisonnable consiste souvent à installer un délesteur ou une borne avec pilotage dynamique. Ce dispositif mesure la consommation du logement et réduit temporairement la charge du véhicule lorsque la maison appelle beaucoup de puissance. Le véhicule charge alors plus lentement pendant la cuisson ou le chauffage de l’eau, puis reprend automatiquement. Cette fonction vaut plus qu’une puissance annoncée qui ne peut jamais être utilisée en pratique.
Le choix de la puissance doit donc reposer sur les kilomètres à récupérer entre deux départs et sur l’état réel de l’alimentation électrique, pas sur la capacité maximale écrite dans la brochure.
Autonomie Smart #5 : lecture des consommations en été, en hiver et sur autoroute
L’autonomie d’une voiture électrique n’est pas un chiffre fixe gravé dans le véhicule. Elle résulte de la vitesse, de la température extérieure, du chauffage, du relief, du vent, de la pression des pneus et de la charge transportée. Sur une Smart #5 équipée de 94 kWh utiles, les variations peuvent représenter plus de 300 km entre une circulation urbaine douce en été et une conduite autoroutière hivernale.
Les valeurs indicatives disponibles pour la version à batterie de 100 kWh donnent une base intéressante. Elles annoncent 590 km en usage mixte estival, 469 km sur autoroute en été et jusqu’à 766 km en ville dans des conditions favorables. Les conditions précisées sont une température de 20 °C, sans climatisation, avec une marge d’erreur annoncée de plus ou moins 10 %. Ces données ne sont pas des valeurs contractuelles du constructeur, mais elles permettent de relier consommation et capacité réellement utilisable.
La consommation mixte estivale annoncée atteint 18,4 kWh/100 km. En divisant 94 kWh par cette consommation, on obtient un ordre de grandeur voisin de 510 km, avant de tenir compte d’une réserve de batterie et des pertes. Les 590 km indicatifs peuvent s’expliquer par un profil de parcours plus favorable ou une utilisation de la capacité plus large. La bonne méthode reste de prévoir une marge. Un conducteur qui organise son trajet sur 480 km entre deux charges aura une stratégie plus robuste que celui qui s’appuie sur la valeur la plus haute.
Sur autoroute, la consommation indiquée grimpe à 23,3 kWh/100 km en été. La vitesse stabilisée augmente la résistance de l’air de façon marquée. Un SUV présente une surface frontale supérieure à celle d’une berline basse, même lorsque son aérodynamisme est travaillé. À 130 km/h, le chauffage de l’habitacle devient secondaire face à l’énergie demandée par le maintien de la vitesse et par les accélérations pour dépasser.
En hiver, les estimations deviennent beaucoup plus prudentes. La consommation mixte est donnée à 25,4 kWh/100 km à 0 °C avec chauffage, l’autoroute à 30,7 kWh/100 km, et la ville à 21,4 kWh/100 km. L’autonomie mixte tombe alors vers 432 km, tandis que l’autoroute atteint 361 km dans les conditions retenues. Cette baisse ne traduit pas une panne ni une faiblesse particulière du modèle. Une batterie froide accepte et restitue moins facilement l’énergie, tandis que le chauffage tire directement sur la réserve.
La recharge à domicile change la manière d’aborder ces chiffres. Avec une wallbox pilotée, le véhicule peut être programmé pour finir sa charge peu avant le départ. Sur certains modèles, la préparation thermique de l’habitacle peut alors utiliser l’électricité du réseau plutôt que l’énergie stockée. Il faut vérifier dans le menu de la Smart #5 et dans l’application associée les fonctions réellement actives sur la version achetée, car la technologie embarquée évolue selon les finitions et les mises à jour logicielles.
Un trajet de 300 km d’autoroute en hiver ne demande pas forcément une recharge intermédiaire avec une batterie pleine au départ, mais il laisse moins de marge qu’un trajet estival. Les arrêts doivent donc être pensés à partir de la consommation observée après quelques semaines, et non à partir d’une autonomie proclamée sur un catalogue. Une borne rapide délivrant une puissance élevée est utile lorsque le véhicule préconditionne sa batterie avant l’arrivée, mais cette fonction dépend aussi de la planification active du trajet.
La consommation domestique suit la même logique. Pour restituer 25 kWh utilisés pendant une journée froide, une borne de 7,4 kW aura besoin d’environ quatre heures, en tenant compte des pertes habituelles. Dans une maison avec une période creuse nocturne de huit heures, cette marge est largement exploitable. Le besoin de 22 kW devient beaucoup moins évident pour un usage quotidien régulier.
Les chiffres d’autonomie servent à planifier le rythme de recharge ; ils ne remplacent jamais l’observation de la consommation réelle sur les trajets habituels.
Installer une borne pour une Smart #5 à domicile selon la NF C 15-100
La Smart #5 peut recevoir beaucoup d’énergie en peu de temps sur une borne publique rapide, mais le domicile reste le lieu de recharge le plus régulier pour la majorité des propriétaires. Ce constat impose une installation fixe réalisée proprement. Une prise domestique ordinaire n’est pas conçue pour délivrer plusieurs kilowatts pendant de longues heures, nuit après nuit. La prise renforcée peut dépanner pour une faible utilisation, mais elle ne correspond pas à la capacité d’un pack de 94 kWh.
En maison individuelle, une wallbox de 7,4 kW monophasée est généralement le choix cohérent. Elle peut récupérer une cinquantaine de kWh pendant une nuit de sept heures, sous réserve que la borne ne soit pas bridée par le pilotage dynamique. Cela représente environ 200 à 300 km selon les conditions de circulation. Pour un trajet domicile-travail classique, la réserve est confortable sans nécessiter une alimentation triphasée.
Le circuit de recharge doit être indépendant. La NF C 15-100, dans sa partie 7-722 consacrée à l’alimentation des véhicules électriques, prévoit une protection dédiée. Selon la borne retenue, l’installateur doit notamment vérifier la protection contre les défauts différentiels continus. Certaines wallbox intègrent une détection de courant de fuite de 6 mA et peuvent fonctionner avec un interrupteur différentiel de type A adapté ; d’autres nécessitent un type B. Ce point doit apparaître noir sur blanc sur le devis et sur la fiche technique du matériel.
La section de câble ne se choisit pas au hasard. Une longueur importante entre le tableau et le garage augmente la chute de tension. Une ligne enterrée réclame une gaine adaptée, une profondeur conforme au passage concerné et un repérage correct. Une traversée de mur extérieur doit être protégée contre l’humidité. Ces vérifications ne peuvent pas être faites sur photo ou par téléphone. La visite technique est nécessaire avant de confirmer un montant.
- La puissance souscrite et le type d’alimentation, monophasée ou triphasée.
- La distance réelle entre le tableau et l’emplacement de stationnement.
- La référence de la borne et sa puissance de charge en courant alternatif.
- Le calibre du disjoncteur et le type de protection différentielle prévus.
- La présence d’un pilotage dynamique ou d’un délestage du logement.
- Le numéro de qualification IRVE de l’entreprise qui réalisera les travaux.
Au-delà de 3,7 kW, le recours à un professionnel qualifié IRVE est attendu pour une installation réalisée dans les règles et pour l’accès aux dispositifs d’aide lorsqu’ils s’appliquent. La qualification ne se limite pas à une mention publicitaire. Il faut demander le numéro de qualification, vérifier sa validité dans l’annuaire de l’organisme concerné et s’assurer que le niveau correspond à la puissance et aux fonctions de la borne. Pour une recharge résidentielle classique, le niveau IRVE 1 couvre les installations jusqu’à 22 kW sans configuration de communication avancée ; les projets comportant supervision, pilotage complexe ou infrastructure collective peuvent relever d’un niveau supérieur.
Le crédit d’impôt pour l’acquisition et la pose d’un système de charge pilotable a connu plusieurs évolutions. Les conditions et plafonds applicables doivent être contrôlés sur impots.gouv.fr au moment de l’engagement des travaux, car une information datée de 2025 ne suffit pas à établir un droit en 2026. Le calcul dépend du logement, de son usage et des caractéristiques de l’équipement. Pour une situation fiscale précise, seul un expert-comptable ou l’administration fiscale peut confirmer le montant retenu.
En copropriété, le dossier prend une autre forme. Le droit à la prise permet à un occupant de demander l’installation d’une solution individuelle, sous réserve des démarches auprès du syndic et des contraintes de l’immeuble. Le raccordement peut nécessiter un comptage individualisé, une infrastructure collective ou une étude du réseau existant. Une borne à 1 200 € dans une maison n’est donc pas comparable à un devis de plusieurs milliers d’euros en parking souterrain.
Ne signez pas un devis qui omet la protection dédiée, la puissance prévue et la qualification IRVE vérifiable de l’intervenant.
Sécurité, technologie embarquée et critères de choix avant l’achat d’une Smart #5
La sécurité d’une voiture électrique ne se limite pas aux aides à la conduite. Elle commence par la façon dont le véhicule est rechargé, protégé et entretenu. Une Smart #5 associe une batterie haute tension, des systèmes numériques et une puissance de charge élevée. Cela demande une approche méthodique : vérifier les équipements du véhicule, vérifier l’installation électrique, puis vérifier le fonctionnement de l’ensemble après la pose.
La technologie embarquée doit être regardée sous un angle pratique. L’écran central, la navigation connectée, la planification d’itinéraire et l’application mobile peuvent aider à choisir une station rapide, suivre la charge ou lancer une programmation nocturne. Ces fonctions sont utiles lorsque le véhicule indique une heure de départ, préchauffe l’habitacle ou conditionne la batterie avant une charge rapide. Elles ne remplacent pas une borne correctement protégée ni un raccordement dimensionné.
Une borne connectée peut aussi être intéressante si elle permet de suivre la consommation, de limiter la puissance ou de faire du délestage. Cette connectivité doit toutefois rester proportionnée au besoin. Une maison équipée d’une seule Smart #5 et d’un compteur communicant n’a pas nécessairement besoin d’un abonnement logiciel coûteux. Il faut vérifier si les fonctions annoncées exigent une connexion permanente, une carte SIM payante ou un service après-vente spécifique.
Le choix de la wallbox doit aussi tenir compte du câble. Une borne avec câble attaché apporte du confort au quotidien, mais il faut choisir une longueur qui atteint la trappe sans laisser de boucle au sol. Une prise T2 permet une plus grande souplesse avec un câble amovible. Dans les deux cas, le matériel doit être protégé des projections d’eau, des chocs et de l’exposition solaire excessive. La référence IP et l’indice de résistance mécanique IK ont un intérêt concret pour une pose extérieure.
La sécurité électrique repose aussi sur le tableau. Une borne de recharge ne doit pas partager sa protection avec un portail, un congélateur ou l’éclairage du garage. En cas de défaut, il faut pouvoir isoler le circuit concerné sans couper l’ensemble de la maison. Le repérage du disjoncteur est utile lors des contrôles futurs. Un tableau propre, avec des étiquettes lisibles et une réserve de modules, réduit les interventions lourdes si une seconde voiture électrique arrive plus tard.
Pour une entreprise, les critères changent d’échelle. Le Code de la construction et de l’habitation prévoit des exigences de pré-équipement ou d’équipement des parcs de stationnement pour certains bâtiments neufs ou faisant l’objet de rénovations importantes. Les seuils et obligations applicables dépendent notamment de la date de permis, de la nature du bâtiment et du nombre de places. Il faut consulter le texte en vigueur et faire examiner le site par un bureau d’études ou un installateur IRVE compétent avant d’engager un programme de bornes.
Un projet professionnel demande souvent une gestion de charge. Dix véhicules raccordés sur dix bornes de 7,4 kW représentent une puissance potentielle de 74 kW, rarement disponible telle quelle dans un petit bâtiment tertiaire. Le pilotage répartit alors la puissance entre les véhicules et évite de déclencher les protections générales. La supervision sert aussi à distinguer les usages des salariés, des visiteurs et de la flotte, sous réserve de respecter les règles internes de l’entreprise.
Le choix d’un installateur ne doit pas se faire sur le seul prix. Comparez le niveau de qualification IRVE, la description du cheminement, le matériel proposé, la garantie, le délai d’intervention et la méthode de réception du chantier. Une entreprise sérieuse explique les limites du tableau existant et ne promet pas une puissance avant d’avoir vérifié le raccordement. En cas de désaccord après travaux, un médiateur de la consommation ou une fédération professionnelle peut orienter la démarche ; l’analyse juridique d’un contrat relève d’un professionnel du droit.
Entre deux devis, préférez celui qui détaille le disjoncteur différentiel dédié, la section de câble et le numéro de qualification IRVE : ces éléments ne se rattrapent pas facilement une fois le chantier refermé.
Quelle wallbox choisir pour une Smart #5 à la maison ?
Une wallbox de 7,4 kW en monophasé répond à la majorité des usages résidentiels. Elle restitue environ 50 kWh sur une nuit de sept heures, selon les pertes et le pilotage de charge. Une visite technique doit confirmer la puissance disponible, la distance au tableau et la capacité de l’installation.
La Smart #5 peut-elle charger à 22 kW à domicile ?
La recharge à 22 kW suppose une alimentation triphasée de 32 A par phase, une wallbox adaptée et un chargeur embarqué compatible sur la version concernée. Cette solution demande aussi de vérifier la puissance souscrite et la répartition des autres usages électriques du bâtiment.
Quelle autonomie attendre de la Smart #5 en hiver ?
Les estimations disponibles en août 2025 indiquent environ 432 km en usage mixte et 361 km sur autoroute à 0 °C avec chauffage pour la version à batterie de 94 kWh utiles. Ces chiffres restent indicatifs et dépendent notamment de la vitesse, du relief, du vent et de l’état de la batterie.
Un installateur IRVE est-il nécessaire pour poser la borne ?
Pour une borne au-delà de 3,7 kW, il faut retenir un professionnel qualifié IRVE. Demandez son numéro de qualification écrit sur le devis et vérifiez sa validité. Cette vérification est aussi requise lorsque l’accès à certaines aides dépend de la qualification de l’installateur.
